
Vous trouverez ici les réponses aux questions les plus récurentes.
L'aïkibudo est un art martial traditionnel d'origine japonaise essentiellement basé sur des techniques de défense individuelle. Il est très proche de l'aïkido, et hérite des mêmes enseignements issus des pratiques martiales des samouraïs. Il ne peut être décrit comme une évolution de l'aïkido, bien plus connu, mais comme une autre forme de l'enseignement d'un même fondateur, Morihei Ueshiba. Mais créé par un dissident, un ancien élève de Morihei Ueshiba
L’aïkibudo garde un ancrage fort dans le tradition à travers la pratique du Daito Ryu et du Katori Shinto Ryu.
En aïkibudo il n’y a pas de combats au sens propre du terme car il n’y a ni vainqueur, ni vaincu, vu que les deux partenaires jouent tour à tour les deux rôles. Cet art s’exprime donc par des esquives, d'ukemi(chutes), des contrôles au sol, des sutemi (sacrifice de son corps dans le but de neutraliser son adversaire), de tai sabaki (déplacements), des kata (successions d’attaques et de parades codifiées) et des étranglements.
Il ne doit pas y avoir recours à la force physique et le respect des partenaires est fondamental.
C’est le secret du clan des Takeda. Cet art de guerre n’était au début enseigné qu’au membre du clan . Ce sont des techniques de clefs de bras et de jambes très efficaces et mortelles.
«la technique est brève, rustique, directe, sans complaisance mais contrôlée, dure et réellement efficace. Il n’y ni jeu, ni expression libre, apanage des arts martiaux modernes. Une attaque = une réponse qui doit être décisive.»(A.Floquet)
C'est une école d'arme faisant partie de l'aïkibudo. On y pratique le bo, la naginata, le bokodachi, la naginata , le boken et le tanto.
Si les concepts éthiques et philosophiques restent les mêmes, les techniques et leur mise en application sont différentes. Ainsi on recherchera plus l’efficacité du geste en aïkibudo qu’en aïkido où ce sera sa beauté qui primera.
Chaque cours débute et se termine par un salut durant lequel les ordres sont donnés par le sempaï (le plus ancien élève du dojo). Lors du salut le professeur se place dos au Shinzen (photo du fondateur de la pratique), face à ses élèves aligné et rangé par ordre d’ancienneté (du plus ancien à droite au dernier venu à gauche).
Il y a 5 ordre différents que donne le sempaï :
1. Seiza ! : Mettez-vous à genoux !
2. Shinzen ni rei : Salons le Shinzen
3. Sensei ni rei : Saluons le professeur
4. Otagai ni rei : Saluons nous
5. Kiritsu ! : Levez-vous !
Le cours est effectué par le professeur, secondé par les personnes les plus expérimentés du dojo.
L’aïkibudo est ouvert à tout le monde en bonne forme physique.
Pour les débutants seulement un kimono, une ceinture blanche et de la bonne humeur sont nécessaire. L’aikibudo intégrant également la pratique des armes il est utile de se munir d’un bokken (sabre long en bois), d’un bokodachi (sabre court en bois), d’une naginata (hallebarde en bois), d’un bo (bâton long en bois) ou d’un tanto (poignard en bois). Cependant ces équipements restant chères, il n’est pas nécessaire au débutant de s’en procurer. On voit souvent des pratiquant porter des hakama (pantalon ample plissé, bleu ou noir) lors de démonstration ou même pendant les cours. Le hakama reste cependant réservé aux yudansha, c'est-à-dire aux personnes ayant au moins passé leur premier dan.